16 juin 2022

Un week-end en Skoda Enyaq 80X Sportline, 265ch et 4 roues motrices

Eh oui, cet article est plus une expérience intéressante que vértablement un  essai.  Les qualités dynamiques et esthétiques de l'Enyaq sont un peu voilées par une inadéquation du produit électrique avec des voyages sur autoroute. 

A la base je ne suis pas un grand fan des essais de voitures électriques, mais mon camarade Nicolas Meunier m’embarque souvent dans des essais comparatifs et cette fois ci ce sont des 100% électrique qui sont comparés.  Un Match entre Hyundai Ioniq 5, Tesla Y, Ford Mach-E, Skoda Enyaq que vous pouvez retrouver sous la plume de Nicolas dans challenge https://www.challenges.fr/automobile/comparatifs/les-suv-electriques-familiaux-au-banc-dessai-tesla-model-y-skoda-enyaq-80x-ford-mustang-mach-e-et-hyundai-ioniq-5_801434

Au final, c’est moi qui hérite de la Skoda. Elle est superbe, rouge, en finition Sportline, avec 4 roues motrices et 265 chevaux. Les Jantes de 20¨ sont superbes mais ne vont pas améliorer notre efficience électrique. 

Le sujet, partir à Lille faire un week-end de découverte architecturale et culturel. Pour préparer mon départ je profite que Tesla ait ouvert ses bornes de recharge aux autres marques. Je suis près des chargeurs Tesla de Vélizy, c’est une bonne occasion de faire le test. Heureusement que cette alternative se présente à moi, sinon le seul super chargeur à proximit est à La Défense. Ce n'est pas bien loin mais nécessite quand même de passer 25 mn en aller-retour. Dans mon parking je n’ai qu’une prise classique en 3KW, autant dire qu’il me faudrait près de 30 heures pour recharge de 0 à 100% l’Enyaq. Tout se passe bien chez Tesla, ouf !, je suis prêt pour mon départ, chargé à 100%.

Coté look extérieur, avec la peinture rouge,  pas de problème, l’ambiance sport est bien là. Nous avons même droit au Crystal Face, 131 LED éclairant les lamelles verticales et la garniture horizontale de la calandre qui donne un effet superbe de nuit. Le kit carrosserie et les grosses roues font le job, c’est classe et sportif, je suis juste un peu inquiet du vieillissement des bandeaux de pare-chocs peints en piano black brilliant.

A l’intérieur, on comprend mieux pourquoi Skoda prends de plus en plus de place dans le groupe VW. La finition est indubitablement au niveau des marques premium allemandes leader du marché. Tout est bien fini avec des éclairages led de couleurs et une sellerie agrémentée de coutures rouges pour l'aspect luxe et sport. La connection en Apple Car Play fonctionne quand elle veut, elle a bien du mal a se connecter Bluetooth et laisser le téléphone recharger en filaire. La navigation d’origine qui n’apporte rien, le GPS intégré n’est pas génial, ce n’est pas du tout facile de saisir votre adresse de destination et mode 3D celui-ci ne donne pas toujours le nom de la direction : pas évident de suivre et de prendre la bonne file sur des voies express. Si l’on commence à chercher une adresse et que l’on va chercher quelque chose dans un autre menu, au retour la saisie en cours est effacée. 

Ne parlons pas de la caméra de recul avant, une fois enclenchée dans une descente de parking souterrain par exemple vous n’avez plus accès à rien sur l’écran. Impossible de basculer sur l’autoradio par exemple. Le bonheur du tout écran. A l’usage, Le toit ouvrant panoramique donne beaucoup de luminosité, une option » indispensable « et qui est raisonnable en tarif. Le coffre est confortable (585 litres) mais c’est toujours un bazar de gérer le rangement du câble de recharge. Les constructeurs n’ont pas compris que l’espace de rangement du câble ne peut pas être sous une trappe au fond du coffre. Quand on a le coffre plein, et oui on peut avoir à recharger en 11KW!

 

Donc départ pour le weekend vers Lille, destination somme toute raisonnable en termes de distance quand l’on habite Paris. Mais vous allez voir que cela n’est pas si évident. En électrique, on ne s’arrête pas où on veut mais à l’endroit où l'on peut recharger. Et c’est toujours un sacré boulot de planification pour être sûr de ne pas être dans la m… et clairement l’improvisation ne peut pas prendre le pouvoir. Sur la route et sur l’autoroute, rien à dire, l’Enyaq est très silencieux et surtout même avec ses grosses roues, la suspension pilotée est juste géniale, souple quand il le faut et pour autant avec une gestion du roulis parfaite quand on hausse le rythme. Cette suspension disponible en option sur de nombreux modèles électriques du groupe est une merveille. Elle arrive à faire oublier le poids délirant de ces autos (2,2 tonnes). Seul regret, le curseur sur l’écran pour régler la souplesse de ladite suspension est quasi invisible, en tout cas pas très intuitive. 

Coté moteur, ça marche fort, les 265 chevaux sont bien là, bien aidé par un couple conséquent de 43 Nm. Mais hélas comme l’on est tout le temps sur la retenu pour préserver l’autonomie, on utilise bien peu des 265ch. coté vitesse de pointe la bête est limitée à 160 km/h, limitation technique bien inutile vu la consommation à plus de 130 Km/h. Quand on est honnête intellectuellement on sait que de nombreuses personnes roulent à 140-150 sur autoroute avec Waze ou Coyote. Je tente donc de faire entre 50 et 100km à ce rythme. Impossible ! la consommation devient gargantuesque (52kw minimum). Impossible de rouler à ces vitesse à moins d’avoir une borne Ionity tous les 150 km… ce qui n’existe pas. Je retourne donc à un petit 130, qui glisse vers le 110 pour préserver de l’autonomie du lendemain en cas de recharge difficile à l’hôtel.

Coup de bol, sur notre chemin aller, notre arrêt sur l’aire de Ressons va être rapide car il y a une place de libre pour recharger. Avant de laisser la voiture charger je me connecte sur l’appli Skoda qui me permet de faire le suivi de charge sur mon téléphone. Aussi fou que cela puisse paraître, j’ai plus d’informations sur l’application dédiée Skoda que j’ai installée sur mon téléphone que sur l’écran de ma voiture. Sur l’écran de la voiture on m’indique que je recharge à 5km / mn (passionnant) sur le téléphone c’est la puissance de charge qui s’affiche, donnée autrement plus intéressante. Et bien sûr ces infos ne sont pas lisibles quand l’écran affiche le Car Play. Très pratique, rassurez-vous toutes les marques ont le même souci. 

Coté consommation cet essai sera pour moi la démonstration qu’un calcul de consommation doit se faire sur plus de 150/200km et dans les 2 sens. À l’aller sur autoroute à 130 de moyenne nous ferons 31,6 kW, au retour au même rythme 34,4 Kw et À 110 km/h, 29,9 Kw avec à priori du vent. Différence délirante en roulant au même rythme. Vent, déclivités, tout compte. Toutes ces raisons qui vous font surconsommer passent inaperçues sur une thermique mais deviennent dramatiques en électrique. 

Nous avons choisi un hôtel avec des places de parking dédiées à la recharge. A notre arrivée à l’hôtel, une place est disponible, même si ce n’est que du 11Kw, c’est bien cool. Même si notre batterie indique encore 35% nous nous rassurons en rechargeant, pour être serein le lendemain pour aller à la Villa Cavrois et au Musée de la Piscine. C’est pour autant déjà un peu le stress en se disant que si l’on revient de notre balade du lendemain et qu’il n’y a pas de place pour recharger ce sera problématique pour le retour. Surtout qu’en charge classique à 11Kw maxi, il nous faut une longue nuit pour recharger la batterie de 82KW (77 Kw utile) à fond. Pour ceux qui ne l'ont pas intégré la recharge d'une batterie de voiture n'est pas linéaire. Globalement la charge assez lente au début et à la fin. 

Première étape de notre trip, le musée de la Piscine. Comme son nom l’indique, la Piscine est un musée installé dans une ancienne piscine de style Art Déco, construite entre 1927 et 1932 par l’architecte lillois Albert Baert, et dont les magnifiques verrières en forme de soleil levant & soleil couchant sont signées Marc Chagall. 

Au départ portée par le mouvement hygiéniste, cette piscine était, en 1922, censée être « la plus belle piscine de France ». Il a fallu dix ans pour mener le projet à bien et finaliser ce bassin olympique de 50 mètres, doublé d’un établissement de bains-douches, d’un salon de coiffure et manucure, de bains de vapeur et d’une laverie industrielle. Osé pour l’époque. Mais, quarante ans plus tard, la piscine de Roubaix commence à se dégrader.  Dans les années 1970, les trente glorieuses tirent à leur fin et le style Art Déco a fait florès. En 1985 elle ferme définitivement ses portes et l’on commence à parler de démolition …. Heureusement le conseil municipal et la direction des musées de France prennent l’affaire en mains et, après des travaux de 19,5 M€, le musée de la Piscine ouvre en 2002 en proposant 10 000 m2 d’exposition, qui seront agrandis de 2 300 m2 en 2018, afin d’accueillir un département consacré à la sculpture.

De Picasso à Henri Fantin-Latour en passant par Léonard Foujita mais aussi Auguste Rodin et même Rembrandt Bugatti, les collections permanentes sont très riches et magnifiquement présentées dans un dédale d’anciennes cabines de bains recyclées, quant aux sculptures elles sont présentées sur le plan d’eau central, un peu comme dans la Villa d’Hadrien et superbement éclairées par le soleil traversant les verrières de Chagall. Tout est féérie dans la Piscine et, pour les gourmets, la célèbre maison de Meert y a installé une annexe où l’on peut déguster les meilleures spécialités de Flandre. Incontournable si vous passez par la région lilloise.

Notre deuxième étape, la Villa Cavrois, se niche au cœur d’un quartier résidentiel arboré de Croix, en périphérie de Roubaix. Au premier abord, rien ne distingue ce bâtiment des autres, jusqu’à ce que l’on passe le grand portail noir. Et là, c’est l’éblouissement. Mais revenons quelque cent ans en arrière.

A la fin des années folles, Paul Cavrois, riche industriel textile propriétaire de cinq usines et employant 700 ouvriers, décide de se faire construire à Croix une maison familiale moderne qui se démarquera des habitudes par trop classiques et néo-régionalistes de son milieu dont les constructions ressemblent à de petits castels. En tant qu’industriel au fait des progrès techniques, Cavrois a sans doute été sensible à la modernité de l’architecte Robert Mallet-Stevens, et notamment à son hôtel de ville de Dudok (Pays-Bas) tout en briques jaunes. Ce qui intéressait Paul Cavrois c’est que Mallet-Stevens lui proposait une maison non seulement très moderne dans son approche et dans ses formes, comme par exemple l’utilisation de toit-terrasses (comme Le Corbusier), dans son rapport avec la lumière, ce qui était assez nouveau pour l’époque, et dans tout ce que la technologie pouvait offrir de mieux aux portes des années trente. Comme le chauffage central, un ascenseur, la TSF intégrée dans les murs, un système d’aspiration par le vide, une laverie ultra moderne, l’eau chaude/eau froide pour la cuisine et les salles de bains, et bien d’autre choses encore. D’une certaine manière, en 1932 la Villa Cavrois va marquer l’histoire de la modernité en terme de construction individuelle. Un peu comme la Vila Savoye de Le Corbusier construite dans la même optique en 1927 à Poissy.

La Villa Cavrois c’est le contraire de l’ostentatoire en vigueur à l’époque. C’est l’ « anti-Gatsby-le-Magnifique ». Ici tout est simple, géométrique, dépouillé, archi moderne, ultra-fonctionnel. Tout est incroyable de modernisme et de simplicité. C’est le raffinement presque austère, sans effets de miroir ni de m’as-tu vu.Mallet-Stevens a eu carte blanche et il a utilisé les matériaux les plus beaux ainsi que les meilleurs artisans, dans une architecture simplissime qui se suffit à elle-même. 

Des toits-terrasse pour gagner de la place et des grandes fenêtres totalement à contre-courant dans les années trente, qui se lèvent verticalement ou s’enfoncent dans les murs pour disparaître. Le moindre détail a été pensé par Mallet-Stevens, aucun éclairage n’est direct, la lumière flottante vient de sources cachées et tout, jusqu’aux barres de radiateurs ou aux têtes de vis, est simplement exceptionnel. Pas un détail n’a échappé au maître qui a signé également la décoration intérieure et le mobilier. Le tout donne une telle impression de modernisme qu’on a l’impression que l’on pourrait poser sa valise et venir vivre ici sans problème. L’effet est bluffant. La phrase que l’on entend le plus au cours de la visite : « Incroyable, comme elle est moderne ! ». La Villa Cavrois est un petit bijou qui vous réconcilie avec l’architecture moderne. Et qui ne fait pas son âge.

Notre premier trajet vers le Musée et la villa Cavrois est essentiellement en ville ou en péri urbain.  Notre auto se contentera de consommer à cette occasion 22Kw/100 km. Coté sensations de conduite, rien à dire, la position de conduite est parfaite, la sono très performante, les sièges parfaits et la visibilité impeccable.

A notre retour de ballade, sur les 3 places dédiées à la recharge, 2 autos électriques sont branchées et une Volvo thermique immatriculée Corps Consulaire occupe la 3 ième. Je lui mets un mot cordial lui demandant de me prévenir de son départ pour pouvoir me brancher, j’attends encore. Les 2 autres autos sont rechargées mais ne bougent pas…  Du côté de l’hôtel le manager n’en a rien à faire : » vous savez moi j’y connais rien j’ai pas de voiture ». De dépit nous décidons d’aller diner en Uber et de voir comment faire à notre retour. 1 heure du matin, retour à l’hôtel, miracle une place est libre. On fonce pour lancer la recharge. Je vous rassure la charge va s’arrêter en cours de nuit. Avant d’aller prendre le petit déjeuner je passe au parking relancer la charge. Ce sera toujours ça de gagné. 

Au moment de partir, impossible de retirer la prise coté voiture. Je ne m’énerve pas, je ferme la voiture, je ré-ouvre, j’annule la charge, rien n’y fait. Finalement je regarde du côté de la borne et je découvre que la prise est légèrement déboîtée, elle est entre 2 positions, à moitié verrouillée, ce qui n’est pas possible normalement. A force de jouer sur les deux prises j’arrive à me déconnecter. 15 mn de lutte, formidable ! Précision il n’y avait aucun message pour indiquer d’où pouvait venir le problème.

Nous repartons avec 90% de batterie, comme la puissance délivrée de fin de recharge est juste dramatique je n’insiste pas pour avoir 100%. Décidé à rentrer sans recharger, je me mets en mode éco, c’est radical, avec ce mode on ne peut pas dépasser 130 km/h, tout est dit. Et petit détail qui énerve, Impossible d’imposer le mode de conduite que l’on préféré par défaut au démarrage. Il faut rebasculer sur votre mode préféré à chaque redémarrage. Vous l’avez compris nous avons globalement pu recharger notre Skoda à l’hôtel, mais nous sommes bien conscients dès les premiers kilomètres que le retour ne peut pas se faire sans recharger. Un petit tour sur Chargemap et je choisi de faire "le plein " en supercharge chez ionity à mi-distance afin d'être être tranquille. Hélas il y a des travaux sur l’aire. 2 panneaux indiquent les chargeurs et plus rien. Pas le choix, il faut continuer et s’Arrête à côté de Roissy. Arrivés à Roissy, la batterie est à 14% et il nous reste 45 km d’autonomie. Avec notre rythme autoroute, Il nous reste 95 à faire pas de doute il faut recharger. 

Deux emplacements sont disponibles à côté d’une concession Audi VW. Il y a 2 autos qui chargent et deux autres qui attendent. Résultat, 25 mn d’attente avant de se brancher. J’en profite pour discuter avec un néerlandais en Jaguar I-pace qui va à Disney avec son fils. Il me raconte son expérience et ses déboires. Sur l’autoroute il a fait deux tentatives de recharge qui n’ont pas marché mais à chaque fois avec 25 euros de facturés, il cherche encore comment faire une réclamation. Pas facile quand on n’est pas dans son pays d‘origine. Il m’annonce avoir fait 26kw/100 km de moyenne en 50 000 km. Avec l’hiver et des petite roues hiver, plutôt très raisonnable. Il me confirme qu’il ne fait pas beaucoup d’autoroute et que sa consommation explose avec les grosses roues « été ».

Il nous faudrait 55 mn pour recharger à 100%, nous nous arrêterons à 60%. comme la batterie était presque vide la charge est rapide puis très rapide quand nous passons les 20% de capacité. Après la recharge à Roissy, la fin du trajet se fera à 100 km/h de moyenne ou je serais encore à 30,6 kW/100 de consommation. 

Je finirais le trajet de nuit, l’occasion de découvrir que l’Enyaq Sportline IV est équipé de série de phares Matrix full-LED. Chaque module de feux de route Matrix comporte 24 LED, qui peuvent être contrôlées individuellement et permettent au conducteur d'avoir les feux de route allumés à tout moment sans éblouir les autres usagers de la route. Cette technologie intelligente éteint automatiquement des segments individuels du faisceau lumineux lorsque la caméra du pare-brise détecte des véhicules, ainsi que des personnes et des objets, qui réfléchissent la lumière. Juste top. 

Sur la totalité de notre essai de 845 km, à 51km/h de moyenne nous aurons consommé 26kw /100 km. Clairement les parcours urbains avant notre départ et pendant notre journée lilloise ont modéré notre consommation moyenne. J’assume d’avoir utilisé cette auto comme si c’était une thermique et non pas comme si je faisais un Economy Run.

En conclusion toujours le même antagonisme, l’électrique s’en sort très bien coté consommation en cycle urbain et péri-urbain. Dès que l’on attaque l’autoroute, à moins d’adopter un rythme de tortue et de planifier son trajet tel un navigateur solitaire, l’expérience est usante. On en arrive à oublier les qualités intrinsèques de cette auto, alors qu’elle en a de nombreuses. Et même avec sa batterie de 80 kW (72 utile) les départs en vacances ne seront pas de tout repos. 

Skoda Enyaq iV 80x Sport line à partir de 53 730 euro, suspension pilotée 955 euro, toit ouvrant 1010 euro. 

 

Tandem, la vision de Tintin: Enyaq Electrique – Lille – week-end Frites & Culture. 

Voilà le programme. Ma foi l’idée de retourner au musée de la Piscine de Roubaix dont on ne se lasse jamais et de découvrir enfin la Villa Cavroix, chef d’œuvre de Mallet-Stevens, depuis sa récente rénovation avaient de quoi me séduire.

Nous voilà partis et d’entrée de jeu je découvre les joies des voyages au long cours en électrique. On est toujours scotché à une appli, que ce soit celle de la Skoda ou celle du téléphone, mais on y reste en permanence, sinon pas moyen de trouver une borne, de savoir si elle est cassée ou fonctionnelle, libre ou occupée, etc. J’ai aussi découvert rapidement que les deux étaient complémentaires. Au passage je me demande comment font les clients Lambda c’est à dire pas spécialement Geeks… bah c’est simple : ils tombent en panne d’énergie épicétou !

Le fait d’être constamment en prise avec une appli qui vous indique la marche à suivre limitant sérieusement les occasions de conversation, y a moins de risque d’engueulades. C’est un plus, je note. Francois vous a déjà raconté le périple de l’hôtel et des recharges aléatoires, je ne reviendrai pas là-dessus, simplement pour noter que si, d’aventure, vous aviez envie d’être un peu peinard avec votre chérie pour un week-end un peu « Love » à Lille, évitez le Mama Shelter le samedi de la Saint Valentin, bon ça c’est fait.

Du point de vue passager j’ai peu de choses à dire. Si on aime le plastique l’Enyaq est l’engin idéal. En même temps si on préfère la ronce de noyer on peut aussi faire un saut chez les Anglais mais faut casser son Codevi. Je voulais juste revenir sur les fameuses bornes de recharge.

Conçues par des informaticiens de 30 ans pour.. des Geeks de 30 ans. Sans enfants de préférence. En effet, lorsque la recharge est lancée (après xxx minutes d’attente, c’est variable), si l’on désire :

  • Se laver les mains
  • Satisfaire aux besoins naturaux (cf. Eli Semoun)
  • Boire un café
  • Se détendre dans un endroit chauffé et au sec

Il faut impérativement marcher 500 mètres sous la pluie, le vent, la neige, le soleil de plomb. En effet les bornes sont isolées de tout ce qui vit. Sur place vous ne trouverez même pas un banc ! Alors une table à langer ou des jeux pour enfants, non mais ça va pas ? Rhooooo 

Et je ne vous parle pas des bornes que j’appelle « à l’arrache » comme celle dont on vous parle plus haut, située sur le parking du concessionnaire VW/Audi de Roissy CDG. Celle-là mérite tous les superlatifs en termes d’inconfort ! Vous attendez dans le froid ou dans votre voiture, vous réfrénez votre petite envie de pipi et vous prenez votre mal en patience pendant une heure. Pas le moindre rest-room ou distributeur de café à l’horizon. Sympa. En gros, tout cela donne furieusement envie de passer à l’électrique. Nan ? Allez, bonne route !

François Bouet & Tintin 

 

 

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