05 mars 2020

Le buggy de Steve McQueen vendu aux enchères pour 410 000$ !

Jeudi 5 mars, c’est un morceau historique du cinéma qui change de mains aux Etats-Unis. En marge du Concours d’Élégance d’Amelia Island (Floride), Bonhams propose aux enchères le buggy du film « L’affaire Thomas Crown ». Après avoir adjugé la Rolls-Royce Silver Shadow conduite dans le film par Steve McQueen et ses lunettes de soleil Persol, la maison de vente met aux enchères le Meyers Manx du film sorti en 1968. Les enchères se sont terminées à 410 000$ !

Retrouvez la version audio ( Podcast de cet article à la fin de cette page )

 

Développé par Bruce Meyers, le buggy incarnait le style de vie californien et insufflait un vent de liberté : soleil, sable, et mer à perte de vue. Contrairement à une vieille légende, celui du film n'a plus rien d'un vrai Meyers Manx. Sa carrosserie unique et sa préparation moteur sont l’œuvre de Pete Condos, aidé par Steve McQueen himself. Sous le capot se cache un Flat-6 delivrant 140 chevaux. Retour sur la genèse de ce mouvement populaire que sont les buggys, et l’histoire singulière de celui du film.

 

Sea, drive and sun

Le concept de buggy nait en Californie au milieu des années 1960 dans le contexte de contre-culture. À une époque où la jeunesse post-2nde Guerre mondiale arrive à l’âge adulte, leurs attitudes vont à l’encontre des préceptes établis. Naissent dans ces années le mouvement hippie, le psychédélisme et la musique pop. En matière d’automobile aussi, l’heure est à la différence. Affirmer sa personnalité avec un véhicule non standardisé devient une norme, en décalage total avec les précédentes générations. La customisation se démocratise, les artisans et les amateurs modifient leurs voitures. Dans des styles parfois déjantés, mais qu’importe le regard des autres !

Sur la côte ouest, le surf représente à lui seul cette contre-culture. Un petit artisan californien passionné par ce sport et la mécanique bricole un véhicule qui va changer l’histoire. L’objectif est simple : construire un véhicule ultra-léger pour pouvoir rouler sur les dunes et chasser les plus beaux spots de vagues. Son nom : Bruce. F. Meyers. À cette époque, aucune restriction n’empêchait de circuler en voiture sur le sable sur littoral Pacifique. Meyers créé un véhicule des plus minimalistes : la coque de sa création est faite en composite verre/polyester, moulée comme une coque de bateau. La mécanique et les trains roulants sont repris à la Volkswagen Coccinelle, autre symbole de cette contre-culture. Un arceau est monté, servant davantage à porter les planches de surf que pour la sécurité. La création folle est baptisée « Meyers Manx ». Meyers pour le nom de son créateur. Manx en référence à la légendaire moto de course Norton Manx. Le Buggy est né !

Old Red, le prototype des Meyers Manx

 

La carrosserie toute en polyester confère à l’engin une légèreté telle que ses deux roues motrices suffisent amplement, lui assurant de réelles aptitudes de franchissement, et l’épargne de la corrosion. La construction des premiers Meyers Manx se révélera être un gouffre financier, puisque la coque en composite en tant qu'élément structurel imposait qu'elle soit solide. Ce qui était évidemment très coûteux. Bruce Meyers modifia alors sa création, tout en conservant les éléments empruntés à la Beetle. Le buggy est raccourci d'une quarantaine de centimètres, et se voit doté d’une coque non structurelle en polyester fin. Meyers commercialise alors la coque sous forme de kits. L’acheteur en quête de liberté n’a plus qu’à dénicher une Cox’ donneuse d’organes.

Bruce Meyers avec son ami Ted Mangels et Old Red en 1967

 

Le succès est tel que de nombreux artisans se mettent à leur tour à créer ces engins délurés, notamment le LM Sovra en France. Les Dune-Buggy font rapidement leur apparition dans le monde de la course auto. Les moteurs sont changés pour laisser la place à des quatre cylindres Porsche ou des six cylindres à plat de Chevrolet Corvair. Les buggys trustent le haut des podiums des épreuves tout-terrain comme la célèbre Baja 1000. Parmi les plus fervents enthousiastes du Manx, on retrouve une star du grand écran, qui n'est autre que Steve McQueen !

 

Le buggy de L’affaire Thomas Crown

Au moment de jouer dans le film, Steve McQueen était déjà un acteur de premier plan à Hollywood. Voulant faire sortir la star de « vêtements militaires et ses chaussures de cow-boy », Neil Adams McQueen, la femme de Steve, et Stan Kamen, son agent, réussissent à convaincre le réalisateur Norman Jewison de donner le rôle principal au King of Cool. Cary Grant et Sean Connery étaient notamment envisagés pour ce rôle. Si les prouesses l’acteur en tant que motocycliste ont été démontrées dans La Grande Evasion, c’est avec L’affaire Thomas Crown que le public découvre son amour pour les voitures, et son talent de pilotage. Amour pour l'automobile qui se poursuivra tout à long de sa carrière, notamment dans les films Le Mans et Bullitt. Dans ce dernier, il pilote une mythique Ford Mustang Fastback à tombeau ouvert dans le décor penché de San Francisco (à l'occasion de la sortie de la Puma, Ford a d'ailleurs fait un remake d'une scène du film pour présenter sa nouveauté).

Dans le film, la part belle est faite aux voitures. La première est la voiture personnelle de Thomas Crown, un élégant coupé Rolls-Royce Silver Shadow de 1967 de couleur bleu marine. En opposition complète avec la luxueuse anglaise, le véhicule qui tient la vedette aux côtés de Steve McQueen est le fameux buggy Meyers Manx.

Dans un documentaire sur le film, l’acteur star est revenu sur l’histoire du buggy. « Crown vit à la plage, et il a un buggy pour aller rouler dans les dunes. Je les ai aidés à le concevoir, donc je suis un peu fier de ça ! Le châssis est celui d’une Volkswagen, avec des immenses roues et des pneus larges. Le moteur Corvair est placé à l'arrière et tire environ 230 chevaux. Pour un véhicule d’environ 450 kgs c’est pas mal ! »

Le buggy du film était à l’origine un Meyers Manx, dont la carrosserie a été modifiée par une société de la côte, Con-Ferr. Le patron, Pete Condos, a été l'un des premiers à proposer des accessoires pour faire de l’off-road. Quoi de plus normal que de lui confier la modification du buggy. Dans le script originel, Thomas Crown devait conduire une Jeep. Mais McQueen avait vu la couverture d'un Hot Rod Magazine de 1966 avec un Meyers Manx voler dans les airs, et avait estimé que c'était plus le style de Thomas Crown.

 

Côté carrosserie, le franchiseur de dunes arbore une teinte orange vive. De nombreuses pièces ont été changées par rapport à un Meyers Manx « de série », à commencer par le pare-brise, inspiré de l’univers du hors-bord. Les phares détachés ont été incrustés dans la carrosserie, et un porte-bagages a été installé à l'arrière. L’engin reprend un châssis, la suspension arrière, et une boîte de vitesse à quatre rapports de Volkswagen, comme bon nombre de buggys de l’époque. Il était chaussé de pneus de course Firestone Indy 500, prétendument achetés à Andy Granatelli, célèbre directeur de STP, acteur majeur du sport automobile aux Etats-Unis. Des roues American Racing ont été spécialement moulées, et des sièges personnalisés ont été montés. Ces derniers ont été réalisés par Tony Nancy, qui avait l’habitude d’en réaliser pour les voitures personnelles de McQueen.

À la différence des autres buggys, celui de thomas Crown était équipé d’un six cylindres de Chevrolet Corvair. Dans le documentaire, l’acteur indiquait une puissance d’environ 230 chevaux. Mais en réalité celle-ci se rapprocherait davantage des 140 ch. Étant donné l'échappement direct et le carburateur installé, la puissance aurait pu grimper jusqu’à 175, mais jamais au-delà. Un brin de fantaisie de la part de McQueen pour ce moteur atmosphérique, puisque même les versions turbocompressées d'usine ne développaient que 180 ch.

Le Manx bodybuildé apparaît à plusieurs reprises dans le film (ainsi que dans la bande-annonce, sur diverses affiches, photos de presse et matériel promotionnel)… sur la plage bien évidemment. La scène la plus culte dure plusieurs minutes, et montre Crown et Anderson attaquant les dunes. Pour l’anecdote, il n'y avait pas de doublure cascade. Steve McQueen conduisait lui-même lors des cascades, avec Faye Dunaway sur le siège passager. Pour certaines prises de vues, une caméra pouvait être montée sur le châssis du Manx, filmant les deux acteurs dans le buggy se promenant sur la plage. McQueen pourrait alors allumer et éteindre la caméra via un interrupteur caché.

Être passagère de Steve McQueen était un vrai sport, et Faye Dunaway l’a bien compris. « Lors d’un grand saut en haut d’une dune, le buggy a décollé. Une fois redescendus (et atterris) sur le plancher des vaches, le plancher du Manx était tout rayer à cause des talons de Faye. Pour une autre scène, le buggy ne répondait plus, et l’accélérateur s'est coincé. A vive allure, nous avons foncé dans l’océan. Faye en est sortie trempée et souriante. Pendant la nuit le moteur a dû être entièrement démonté pour faire sortir toute l'eau de mer .

Après le film, la légende raconte que Steve McQueen récupéra le buggy. Il fut en réalité vendu au concessionnaire Hawaï Lincoln-Mercury Jim Phlueger qui avait déjà importé plusieurs kits Manx dans les îles. Il voulait faire du buggy de Crown le plus puissant et le plus léger franchiseur de dunes. Le moteur Corvair a été retiré au profit d’un 2,2l d’origine Volkswagen. Il passa ensuite plusieurs années à sillonner les plages d'Honolulu, avant de changer d’île. Il resta encore un bout de temps à Kauai, où il servit à remorquer des skieurs sur les plages de la baie de Hanalei.

L’actuel propriétaire échangea une Mini Cooper S fraichement restaurée et un fusil de chasse contre le Meyers Manx, au courant de la présence de la voiture sur les îles et de son pédigrée. Le Manx resta stocké pendant près de deux décennies, avant que son propriétaire ne se décide à le restaurer. Plusieurs détails ont été conservés, pour le garder le plus authentique possible (un autocollant d'enregistrement sur le pare-brise daté de 1967, etc…). Le Manx est immatriculé dans le Massachusetts, sous le numéro TC300… TC représentant bien sûr son illustre propriétaire, Thomas Crown.

Une pièce historique aujourd’hui estimée entre 400 et 600 000$ (360 000€ - 540 000€). Vendue pour 410 000$ (hors frais) !

 

Publicités d'époque du Meyers Manx :

 

Un article à retrouver également en podcast et sur iTunes

 

Catalogue Bonhams :

By the time Steve McQueen starred in 1968's The Thomas Crown Affair, he was already one of Hollywood's top tier leading men, among the world's most popular actors, and a top money earner and box office draw. Many of his roles cast him as a "Regular Joe" -- albeit a undeniably handsome and sexy one – and his agent, Stan Kamen, and his wife Neil Adams McQueen, wanted to "get him out of those soldier and cowboy clothes" into more sophisticated roles. Mrs. McQueen goaded her husband into convincing director Norman Jewison to cast Steve in the leading role in Jewison's upcoming slick, sexy, and polished caper flick, to ultimately be named The Thomas Crown Affair. Cary Grant and Sean Connery were among others being considered for the role, and Connery reputedly was made the offer and declined, something he later admitted regretting. McQueen was persistent and influential, and ultimately convinced Jewison he could pull off the educated, wealthy, custom suit wearing Boston socialite/bank robber character. Crown's foil and love interest, insurance investigator Vicki Anderson, was ably played by a relative newcomer, the sophisticated yet minxy Faye Dunaway, whose recent breakout performance in Chinatown put her on the Hollywood map in big ways.

McQueen's prowess as a motorcyclist was demonstrated beyond question in The Great Escape. We got another taste for his affinity for all things mechanical in The Sand Pebbles: His character, navy crewmember Jake Holman, maintained a near humanistic relationship with his ship's engine. But it was The Thomas Crown Affair that first demonstrated—to movie audiences, at least—McQueen's deep and genuine affinity for cars, and his considerable talent at the wheel.

There were several star cars in this slickly produced film. The first was Thomas Crown's daily driver, a navy blue 1967 Rolls-Royce Silver Shadow coupe, an elegant, two-door version of the current Silver Shadow sedan. An appropriate ride for an upper-crust bank robber.

Thomas Crown's other signature ride could not be more of a contrast to a deep-blue Rolls-Royce. It was also continued evidence of McQueen's ability to influence the makeup of the films he starred in. In a period documentary about the making of the film, McQueen told the story of the one-off dune buggy that so clearly demonstrated his love of cars and his driving ability: "Crown lives at the beach, and he has a sand dune buggy. I helped 'em design it, so I'm kinda proud of that. It's set on a Volkswagen chassis, with big ol' wide weenies, big wide tires on mag wheels, Corvair engine stuffed in the back...It's very light, you know. It's pulling about 230 horses, and the vehicle weighs about 1,000 pounds."

Southern California designer/musician/surfer Bruce Meyers wanted something fun, light weight, and inexpensive for people to take to the beach. No such vehicle existed in the early 1960s, so he created one. Employing a playfully attractive fiberglass body, a purpose-built chassis, and a Volkswagen engine, his Meyers Manx single-handedly launched the dune buggy phenomenon. The original bespoke monocoque chassis and suspension proved too expensive to produce for the low-cost kits that Meyers wanted to sell, so he adapted the design to fit a shortened VW floorpan.

Although dozens of other companies ripped off Meyers' idea and built their own variations on the dune buggy theme, Crown's was built using an original Meyers Manx body. The Crown buggy was built up by an east coast company called Con-Ferr. Pete Condos was an early pioneer of recreational off-road and off-road racing equipment technology, and thus was a logical source to build the Crown buggy. The script initially called for use of a Jeep, but McQueen had purportedly seen the original Meyers Manx flying through the air on the cover of a 1966 issue of Hot Rod magazine and felt it was more Thomas Crown's style.

The bright-orange/red bodywork was modified in numerous ways, the most obvious being the speedboat inspired wraparound windscreen, plus sunken headlights beneath plastic covers, and the luggage rack on the back. Like most Manxes, the Crown buggy employed a Volkswagen floorpan, swing arm rear suspension, and four-speed VW transaxle. The "big ol' wide weenies" McQueen mentions are Firestone racing tires (Indy 500 superspeedway rubber, purportedly purchased from race team owner Andy Granatelli) on specially cast American Racing wheels. As with many of his personal cars, McQueen tapped Tony Nancy to stitch the custom seats and interior trim. The seat frames came from a Datsun Fair Lady sports car, and it's likely that this Manx had one of the nicest interiors ever installed in a dune buggy.

What really set Crown's Manx apart was its powerplant. Most such buggies ran an air-cooled VW flat four. Depending upon the state of tune, power outputs ranged from 40 to perhaps 125 horsepower; most dune buggies were built using relatively stock engines, which meant 75–100 horsepower. Not good enough for McQueen. So this one was built using a Chevrolet Corvair's horizontally opposed, air-cooled six-cylinder engine, a configuration much resembling that of a Porsche 911 powerplant. As noted, McQueen claimed the engine was "pulling about 230 horses" although speculation is that it was more like 140, the four-carb Corvair engine's stock output. Given the open piped exhaust and perhaps minimal carburator and timing mods, it could have been as much as 175; but McQueen's 230 HP claim was a flight of fancy for this naturally aspirated Corvair engine; as the factory turbocharged versions of the day were only good for 180. Even taking the conservative estimate, the Crown buggy had a weight-to-power ratio rivaling some race cars of the day, so it was fast, no matter. Another particularly interesting bit of kit added by Condos during the original build was a pair of handbrake levers allowing McQueen to alternatively lock either rear wheel, making it easier and much more dramatic to slide and pirouette the buggy through the sand; similar systems are used in today's drift racers to allow long lurid, tail out power oversteer slides with one rear wheel locked and the other spinning under power.

The muscled-up Manx appears in The Thomas Crown Affair several times (and in the theatrical trailer, plus various movie posters, press photos, and promotional materials), all at the beach of course. Its most famous scene is several minutes long and shows Crown and Anderson assaulting the dunes. Most impressive is that there were no stunt doubles used for any of it: McQueen did all the driving, with Faye Dunaway in the passenger seat. The scene is a gem and again demonstrated that Steve McQueen was both a certified car freak and fabulous driver. To watch him spin the buggy around on the sand, splash water, chase birds, launch over a dune, and fly the buggy through the air is like watching a beaming child play with a new toy. A camera rig could be temporarily mounted to the Manx's chassis for "cutaway" shots, which clearly show both actors in the buggy as it careened around the beach. McQueen could turn the camera on and off via a hidden switch.

Some of the action was ad-libbed, McQueen just driving the buggy as he wished. Other elements were more carefully coreographed. "What I've got to do," McQueen said, "is to take the sand dune buggy and drop it straight down [the dune], and then run the rim around the outside of it." The move worked to great effect, spraying sand everywhere. On board microphones pick up lots of engine sound, as well as Faye Dunaway laughing and squealing as McQueen puts the buggy through paces. It was great live action cinematography caught in real time, and at real speed with no fakery or "green screen" artifice.

Faye Dunaway proved a more than good sport about the whole deal. "We did one big jump for the camera right off the edge of a high dune, and it was wild—with the rear wheels [drooping and] clappin' each other in the air. I looked over and Faye was all bug-eyed; the back of the floorboard was scratched raw from her heels diggin' in." About another scene, McQueen said, "The thing just wouldn't turn. The throttle jammed and we were heading right for the ocean at a terrific rate of speed. Well, on film, all you could see was this orange bug disappearing into the water. Faye came out of it soaked and smiling. Some trooper! They had to take the whole engine apart to get the saltwater out."

The Condos/McQueen/Crown Manx lived an initially active, then ultimately sedentary life post production. Urban legend purports that Steve McQueen ended up with the vehicle after the film was wrapped, but the ownership chain confirms this not to be the case. It was acquired by Hawaii Lincoln-Mercury dealer Jim Phlueger, who had by then already brought several Manx kits to the islands. He wanted to make a lighter weight, higher performance sand racer out of the Crown buggy, and had a local specialist remove the Corvair engine and original VW transmission in favor of a race-built 2.2-liter Volkswagen engine and another VW transaxle and it then spent several years bombing around the Honolulu area sands, prior to being traded to another owner who took it to Kauai, where it spent a fair amount of time sand racing and towing water skiers across the shallow, wide beaches at Hanalei Bay.

Mr. Phlueger and the consignor's father had previously done business together, and thus the former helped facilitate its subsequent acquisition by the latter. The Crown buggy then returned to Honolulu, where the current owner and consignor traded a handsomely restored Mini Cooper S plus a shotgun for it, absolutely intact but in somewhat sad shape. It didn't matter to the happy new owner, who was aware of the car being on the islands, and its rich film and McQueen history; he had always kept track of it, and was thrilled to finally own it, no matter its current state. The VW's racy engine was seized solid; the buggy by then wore several cheap, quick resprays, and so much of its copious chrome trim was rusted. The consignor's late wife took one look at the hapless Manx, as compared to the sparkling, freshly restored Mini they were giving up for it, asking her husband "are you really sure this is a good idea?" The historic Manx by then required a complete mechanical and cosmetic restoration, but instead it went on hiatus, as the owner wasn't yet ready to take on the project, so it sat stored in a warehouse and non-running for nearly two decades, out of circulation and the public eye.

In advance of consignment to Bonhams, the Thomas Crown custom Manx was fully disassembled for a complete, platinum level, concours quality restoration, with a particular eye being paid to authenticity and originality, returning it back to the moment that Steve McQueen first appeared on camera driving for the filming of The Thomas Crown Affair in 1968. The most significant aspect of the restoration was to refit the chassis with an original spec Corvair engine and a fresh VW transaxle. Acknowledging that the original, unserialized VW floorplan was damaged and replaced long ago, everything else was deeply cleaned, refurbished, mechanically freshened, and restored as necessary – this level of detail went down to reusing original nuts, bolts, and screws when and where possible, only replacing anything that absolutely couldn't otherwise be saved and redeployed. Any hardware that required replacement was done so with period correct pieces. Most of the hand fabricated and utterly bespoke chrome fittings were stripped clean and replated. Fortunately, the original paint lie preserved beneath those later paintjobs, thus the original tangerinish color and level of metallic could be identically matched. The instruments, a registration sticker on the windscreen (dated 1967), and countless small bits have been preserved to make the restoration as fresh, yet unfailingly original, as possible. You will also note that the Manx wears Massachusetts license plate number TC300, TC of course representing its somewhat mythical owner, Thomas Crown.

Fortunately, the buggy's unbroken ownership history and paper trail are present and authentic. And as such this simply amazing bit of movie, and further Steve McQueen history represents the last "big game" McQueen movie vehicle to break long term cover and be offered for sale into the market, as virtually any of the others are in known long term ownership, and/or not likely to be for sale any time soon, if ever, and most of the others have traded hands recently enough – wouldn't this make a spectacular entry should the Pebble Beach Concours d'Elegance ever host a Steve McQueen or Dune Buggy class? The Thomas Crown Affair McQueen Con-Ferr Meyers Manx brings intergalactic star power to any well curated vehicle, art, or pop culture collection.

 

Raphaël Crabos

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