01 juillet 2020

Achat mx5 conduite à gauche en UK

Direction l’Angleterre pour aller récupérer une nouvelle voiture. François et Adrien partent à la chasse à la MX-5. Objectif de la traversée : ramener un exemplaire déniché sur un site de petites annonces british.

Je vous raconte cela en vidéo et en podcast à la fin de cet article.

 

Si vous suivez Road-Story depuis un moment, vous n’êtes pas sans savoir que la rédaction est partie récupérer une Citroën BX Sport dans un petit village du nord. On se retrouve de nouveau sur la route, en direction de l’Angleterre cette fois-ci. Le voyage est un peu plus long : 645 kms au lieu des 220 de la dernière fois. L’heure de rendez-vous est fixée à 5 heures du matin pétante. Le plateau attelé à l’arrière du Range, nous prenons la route en direction de Calais.

Mais avant, ne faut-il pas réussir à quitter Paris ? Quelle partie de plaisir les bouchons à l’heure de pointe ! Le restant du trajet sur le sol français se fait sans encombre. Le départ du Shuttle est programmé pour 8h20. Nous arrivons à Calais avec 10 minutes d’avances. Ce ne sera hélas pas suffisant pour passer la douane, et les barrières se referment devant nous.

Je ne connaissais pas le Shuttle, hormis dans les films et les jeux vidéo. La traversée en elle-même n’est pas longue, 30/40 minutes pour passer d’une rive à l’autre. Nous débarquons en contrée britannique vers 9 heures. Le décalage horaire est à notre avantage pour l’aller. Une fois chez nos amis les rosbeef, il faut passer un premier temps d’adaptation pour les non-initiés comme moi. Ils ne roulent pas du bon côté ces anglais. Quant aux automobilistes, ils ne savent pas mieux conduire que les parisiens ; c’est rassurant, ou pas. En approchant de la périphérie de Londres, nous ne sommes pas dépaysés : encore et toujours des bouchons.

Vers midi et demi, nous nous enfonçons dans l’arrière-pays . Quelques kilomètres plus loin, nous voilà enfin arrivés à notre destination. Fraichement débarqués, le père du vendeur nous accueille. C’est lui qui va officier lors de la transaction. Il nous conduit à l’arrière d’une cour où se trouvent plusieurs garages. L’un d’eux est ouvert, la MX-5 nous y attend. Elle démarre au quart de tour, c’est déjà bien. D’extérieur, elle semble plutôt saine. En se penchant un peu, on remarque tout de même plusieurs nuances de rouge et des traces de rouille. Etrange, c’était marqué « no rust » (comprenez par-là pas de rouille dans la langue de Shakespeare). Ah ces anglais… Pour une NA ayant séjourné en Angleterre, elle est quand même dans un assez bon état. Après quelques bavardages, il est temps de monter la mimix sur le plateau et de signer les papiers. Dans un élan de bonté, le vendeur n'a pas pensé à réparer la seule clé du véhicule, fissurée, et de mettre de l'essence dans le réservoir...

Le voyage aurait pu s’arrêter là, mais c’est mal connaître l’équipe de Road Story – Histo Auto. Nous sommes en Angleterre, autant en profiter. Direction Upper Ryle, à 1h30 de Londres. François y a déniché un hard top pour la MX-5. Nous sommes donc repartis pour 3 heures de route supplémentaires. Pas question de s’arrêter dans un petit restaurant pour manger tranquillement. C’est que nous avons un Shuttle à prendre ce soir, et il ne faudrait pas le louper une deuxième fois. Arrêt en coup de vent dans un fastfood de renommée mondiale, et c’est reparti. À la sortie de l’autoroute, nous nous retrouvons dans la banlieue aisée londonienne. Le plus choquant en Angleterre est la passion qu’ils vouent pour l’automobile. De belles voitures sont garées un peu partout devant les pavillons ou accrochées à l'arrière de campings-cars.

Nous arrivons finalement au point de rendez-vous et attachons le hard top sur la MX-5. Prochaine destination : la France ! Il est 18h30, direction Folkestone où nous attend notre Shuttle. Nous arrivons vers 20h15, un quart d’heure avant de monter dans le train. Cette fois-ci, c’est bon. Nous débarquons sur le sol français à 22 heures. Plus que 3 « petites » heures de route avant d’arriver à Boulogne-Billancourt. La fatigue commence à se faire sentir, les yeux deviennent lourds, mais la radio nous aide à tenir le cap. La MX-5 est déchargée à minuit. La journée est (enfin) terminée. Sur le trajet du retour, François m’explique l’histoire de la mx-5 et son amour pour ce modèle et ses nombreux achats de mx5 en angleterre.

 

MX-5, Miata ou Eunos, appelez-la comme vous voulez

La MX-5 tire son nom de Mazda eXperiment project number 5. Présentée en première mondiale au Chicago Motor Show en 1989, la MX-5 connait dès sa sortie un immense succès. Ses ventes explosent et s’expliquent par le fait que la petite Mazda se retrouve seule dans son segment, celui des petits cabriolets deux places à propulsion sans arceau. Ses potentielles concurrentes sont pour la plupart trop chères, ou désuètes. Ce qui confère à la Mazda de solides atouts :

  • Abordable
  • Facile à entretenir
  • Fiable
  • Un plaisir de conduite réel
  • Propulsion
  • Deux places
  • Sans arceau

Le plaisir de conduite justement, parlons-en. Si autant de personnes sont tombées sous le charme de la petite nippone, c’est pour les sensations qu’elle procure derrière son volant. Le quatre pattes n’est pas un monstre de puissance, mais la répartition des masses du véhicule est telle qu’il est possible de se faire plaisir tout en respectant les limitations de vitesse.

C’est d’ailleurs ce qui a séduit François. Et il n’est pas le seul à être tombé sous son charme. Plus d’un million d’exemplaires sont sortis des lignes de production d’Hiroshima, pour autant de propriétaires comblés. Depuis 1989, quatre générations se sont succédées : les NA, avec les iconiques phares escamotables (1989-1997), les NB (1998-2005), les NC (2006-2015), et l’actuelle, la ND (depuis 2015).

 

Le saviez-vous ?

  • Les noms donnés au roadster japonais diffèrent en fonction des lieux où il est commercialisé. Si nous la connaissons en tant que MX-5 sur le Vieux Contient, c’est sous le nom de Miata (« récompense » en ancien allemand) qu’elle est vendue aux Etats-Unis, et Eunos Roadster, ou simplement Mazda Roadster sur sa terre natale, au pays du soleil-levant. Elle a été pensée autour de la philosophie Jinba Ittai, expression nippone qui évoque la relation fusionnelle entre le cavalier et sa monture, en s'inspirant de la Lotus Elan des années 1960.

  • Preuve s’il en fallait du succès de la MX-5, le Miata Club of America a été créé plusieurs mois avant la commercialisation du modèle ! Les ingénieurs de Mazda ont vu juste puisque pendant les 6 premiers mois, la demande fut si importante que certains propriétaires ont réussi à revendre leurs bijoux le double du prix de base. En 1997, le 400 000e exemplaire produit a fait entrer le roadster au Guinness World Records. La MX-5 remplace la MGB au titre de voiture de sport la plus vendue.
  • Si le succès rencontré par la Mazda a été planétaire, c’est aux Etats-Unis qu’elle a connu ses meilleurs scores. La moitié des premiers 400 000 modèles ont trouvé acquéreurs au pays de l’Oncle Sam. Si bien qu’en 2001, en Pennsylvanie, un révérend a uni quelque 250 conducteurs à leurs voitures par les liens sacrés du mariage. « La MX-5, ce n’est pas juste un plaisir futile, mais bien une quête spirituelle » concluait le religieux.
  • Comme chez les motards, les conducteurs de MX-5 se saluent lorsqu’ils se croisent. Soit avec le Miata Wave (comprenez par-là lever les phares escamotables pour les NA). Pour les plus récentes, un simple geste de la main fait l’affaire.
  • Dans le premier opus du film Cars, sorti en 2006, le héros a deux groupies : « Mia » et « Tia ». Ces noms font évidemment référence au nom américain du roadster.

 

Publicités de la MX-5 :

 

 

 

 

Raphaël Crabos

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