21 septembre 2021

Road Trip Achat Angleterre Mx-5 et Subaru WRX

Voici l’histoire d’une randonnée aux confins des terres d’Angleterre pour ramener une Mx5 bleue roi et une Subaru GT non moins bleue. Par quel hasard ou quelle inconscience je décide de ramener deux voitures d’Angleterre ? Et non pas en faisant deux trajets mais en les achetant toutes deux, le même jour en Angleterre et seul. 

A ce moment de ma carrière d’acheteur, je n’ai jamais eu de Subaru et cela me titille. Mon copain Stéphane (Kiné de son état, il se reconnaitra) en a eu plusieurs. Grâce à lui, j’ai pu essayer ses « bêtes «, ce qui m’a donné l’envie d’en voir une. Quand je me décide enfin, les premières WRX ne valent plus grand-chose en UK. Comme je suis un névropathe, je la veux comme doit être une Subaru :  bleue avec des jantes dorées avec un gros aileron, façon table à pique-nique (expression belge déposée). 

Je me mets alors en chasse et je fini par en trouver une à proximité de Birmingham. Si je me souviens bien elle a moins de 150 000 miles et me coutera 1850 pounds au final. Pourquoi au final ? car je l’achète aux enchères via eBay. Mon vendeur a l’air bien sympathique et honnête, il me garantit qu’à part les ailes arrières un peu rouillées elle sera une fidèle compagne. 

Pour comprendre la suite, il faut préciser qu’à l’époque je suis un acheteur compulsif d’autos. C’est au fond le meilleur des anti dépresseurs hélas non remboursé par la sécurité sociale. Les filles achètent des sacs et des chaussures, moi des autos. Dès le lendemain de l’achat de la Subaru je craque encore sur eBay pour une Mazda Mx-5 à un prix indécent. 450 livres… avec un hard top. L’animal de vendeur promet aussi dans son annonce de donner une quantité énorme de pièces. La voiture a des jolies jantes, un intérieur impeccable, une capote neuve et un hard-top noir. Le détail c’est que la voiture se trouve au bout du monde, à plus de 900 km de Paris. 

Me vient alors une idée folle, prendre l’avion pour Birmingham, récupérer la Subaru et la ramener au parking longue durée de l’aéroport de Birmingham. De là je compte prendre le train pour le nord de l’Angleterre pour aller chercher la Mx-5. Il ne me restera plus qu’à redescendre en France avec la Mx et … le lendemain reprendre l’avion pour venir rechercher la Subaru. Élémentaire mon chez Watson. Je n’ai plus qu’à assurer les bêtes et aller faire mon change à Paris, pour disposer de l’énorme somme de 2300 livres nécessaire à l’achat ces deux missiles bleus.

Me voilà donc dans mon vol Easy-Jet de 6 heures du matin pour Birmingham.  A l’arrivée un petit coup de bus et je débarque chez mon Subaru boy. Comme souvent en Angleterre, le propriétaire, son look, son âge est un peu « décalé » par rapport à la voiture. Je suis face à une petite maison à la façade de brique des banlieues des villes ouvrières du nord de l’Angleterre. La caisse est posée devant la maison au grand air, devant une Mercedes. Une bonne vieille 270 CDI façon chauffeur de taxi. A la porte, Mark m’accueille en chausson du haut de ses … 70 ans. Charmant, il m’explique qu’il n’utilise plus trop la bête et plutôt que de la voir pourrir devant la porte il la vend. Il ajoute que cela donne beaucoup de regret à sa femme de la vendre.  Il me ressort l’annonce découpée dans le journal lors de son achat 10 ans auparavant. Il a tout gardé depuis. Même les amendes pour excès de vitesse.

Je décide de ne pas monter ma tente et de trop discuter, j’ai, dirons-nous un peu de route à faire… Comme d’habitude, sortir l’argent pour régler l’auto accélère la rédaction des papiers de cession. Me voilà enfin parti, avec une jauge à essence hurlant famine… rien d’étonnant, c’est même une habitude bien anglaise de vendre une auto sans essence. Cela fait toujours 20 ou 30 Livres de gratté. Je file donc et je remets de l’essence à la première station rencontrée. Il ne me reste plus qu’à faire rapidement les 20 km qui me séparent de l’aéroport. La voiture n’a pas l’air mal, tout marche et elle émet même un petit bruit guttural qui ne me déplaît pas. 

Je laisse la petiote sur son parking longue durée et je file vers la gare pour attraper mon train vers Kendal à plus de 3h de là vers le nord. A mon arrivée le ciel est gris, c’est la campagne de l’extrême nord de l’Angleterre et cela ne respire pas la joie et la richesse. 

Je ne sais plus comment je me retrouve chez mon vendeur. L’homme est adorable, un peu « homme des bois ». A l’intérieur de sa maison vivent des enfants et des chiens, la propreté du lieu étant plus près du chenil que de la nursery! Comme presque à chaque fois lors de mes nombreux achats chez des particuliers, la maitresse de maison me propose gentiment un thé. Pas de café « ce n’est pas bon pour les nerfs » me dit elle. La propreté de la mug est douteuse mais la perspective de la route à venir ne donne envie de boire quelque chose de chaud. Jim,  mon vendeur m’explique qu’il vend son auto car il vient d’acheter une camionnette qu’il veut aménager en camping-car… je voudrais être petite souris pour les voir débarquer au camping en Espagne avec les 4 gosses, 5 chiens, le lapin et le hamster…

Bon, trêve de plaisanterie mais je le secoue gentillement pour que l’on fasse les papiers et que l’on voit la voiture. Avant de vous faire une descriptif détaillé de l’extérieur, parlons de l’intérieur. Côte passager mon ami a posé une boîte de vitesse de rechange et le coffre est plein de pièces, volants, autoradio, support de plaque, feux, clignotants, etc. Cette découverte me donne le moral, il y aura presque 800 euro de pièces à la revente sans parler du hard top. Mais revenons à l’extérieur. Comme vous l’avez vu elle est de couleur Mariner Blue, déjà la couleur est peu discrète mais en plus la voiture est posée par terre sur des grosses jantes de 15. Le meilleurs est sans doute dans les autocollants collés sur le cul de la Mx… je les liste pour ceux qui ne sauraient les décrypter sur les photos ou les traduire. 

 

« Faites fumez vos pneus pas des joints « 

« Financée ni par papa ni par maman »

« Je ne fume pas de crack (jeu de mot avec fente en français) je les lèche »

« Porno star, je fais des vidéos maison »

Mon poète est camionneur de son état et humoriste au pub le vendredi soir je pense. Donc, pour récapituler j’ai 950 km à faire, je suis au bout du monde, il est 17h et la nuit commence à tomber. Et comme mon gars est un mec top bien, il m’a fait le plein sachant que je repartais en France. « Un bouffeur de minou » qui a la classe.

Je file vite et je m’arrête quelques kilomètres après pour mettre sa ceinture à ma boîte de vitesse posée sur le siège passager. Cela lui évitera de se balader quand je tabasse un peu sur les petites routes pour rejoindre l’autoroute. Heureusement que j’ai une grande vie intérieure car l’auto radio est inaudible avec le pot « William Saurin » de la Mx. La suite c’est de la route de nuit, un Schuttle et encore de la route de nuit. Et me voilà frais et dispo à 9h à Paris. Une sieste et je file à Orly pour 16h où je dois repartir à Birmingham. Bah oui j’ai ma Subiroute qui m’attends là-bas !!! et tout se passe bien, pas de retard, à peine 30 mn après avoir atterri je suis dans la Wrx en route pour la France !!

Dans mon extrême mansuétude je m’arrête pour faire les niveaux de la bête. Pour ceux qui me connaissent je n’aime pas perdre du temps avec ces détails (rire). D’habitude je prends mon temps et je fais attention à la mécanique ; ce coup-ci je veux rouler un peu alors j’anticipe et je contrôle les niveaux. Après un trajet vite expédié, me voilà vite fait dans le Schuttle. Le temps de la traversée sous la Manche est toujours un petit moment de respiration. L’occasion de regarder les dossiers d’entretien ou plus généralement toute la paperasse fournie avec les voitures que j’achète. Et là en fouinant dans les papiers une super nouvelle. C’est en regardant L'annonce de vente découpée dans le journal d’il y a 10 ans que je découvre que la petite a une option d’époque, un calculateur Prodrive 250 ch. C’est pour cela que je trouvais qu’elle avait la pêche… 

A mon retour en France je n’aurais que peu de chose à faire sur l’auto. La peinture des 4 jantes, rajouter des caches phares longue portée et acheter une lame de STI avant et la peindre de la couleur de la caisse. On rajoutera deux pneus et une grosse révision mécanique et ça sera tout. Cette auto fera l’unanimité, jeune, vieux, homme, femme, tout le monde me dira que c’est une voiture de teuteu. Moi j’adore. Je la revendrais à un couple de jeunes qui ont craqué dessus et cela me fera bien plaisir. 

La Mx avait deux ailes arrière pas très belles donc je me suis décidé à les faire reprendre et repeindre. Ce ne fut pas une bonne idée, le Mariner Blue n’est pas l’ami des mauvais peintres. Au final je me retrouverais avec deux teintes d’écart entre les 2 ailes arrières. Elle partira finalement en pièces. J’avais à ce moment-là besoin d’un train arrière complet. J’avais en effet acheté peu après une mx5 verte au pont soudé qui me lâchera Porte d’Orléans. Encore une autre histoire. 

François Bouet 

 

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