11 novembre 2019

Epoqu'auto à Lyon : un beau millésime

Le salon Lyonnais est devenu au fil des ans, un rendez-vous incontournable de l’automobile ancienne. Au même titre que Rétromobile, en moins guindé, en plus détendu, en un mot c’est Rétro avec le sourire. Pour l’équipe de Road-Story, hors de question de louper cet événement. Mais il fallait le faire à la mode Road-Story. 

Oui c’est tôt. François et moi avons franchement la tête dans le cul ce matin, même après le café obligatoire avant une grosse journée. Il fait un froid sibérien sur la région parisienne, il flotte et nous ne faisons pas les fiers au moment de monter dans la MX-5 de François pour nous rendre au bureau.

 5h30 Boulogne-Billancourt 

Nous avons Rdv avec nos deux compères, Arnaud, notre voisin de bureau, et Alexandre de chez Bakélit, que nous descendons à Lyon. Le temps que tout le monde range ses jouets sur le parking en mode tétris (je pousse le Toyota pour mettre le VW et qu’on puisse faire passer la 928. Comme ça François peut avancer le VW pour le rapprocher du plateau et on pourra poser la Mazda au milieu de tout ça). Je prend un deuxième café qui ne sera pas du luxe. 

6h Départ

C’est dans le pur style Road-Story, c’est à dire avec un plateau au cul de l’Amarok, que nous prenons la route vers Lyon ce Jeudi. Pourquoi si tôt alors que le salon débute seulement le lendemain ? Parce que nous avons rendez-vous pour un arrêt un peu spécial sur la route. Au cours d’une longue discussion avec Xavier De La Chapelle au téléphone, il y a quelques semaines, nous avons évoqué pour une future série d’articles, l’histoire de la marque. Et il se trouve que nous avons retrouvé le premier prototype du De La Chapelle Parcours, un monospace produit à seulement 3 exemplaires. Nous avons donc donné rdv à son propriétaire et à son constructeur pour aller voir ça. 
En attendant dans l’Amarok, ça rigole. Les vannes fusent, et mes 3 compagnons de route n’engendrent pas la mélancolie. 

De La Chapelle Parcours 

C’est dans la banlieue proche de Lyon que nous avons rdv. Le propriétaire du De La Chapelle nous attend dans une zone industrielle pour nous montrer quelque chose. Dans les bâtiments industriels d’une société locale, trône une coque de Parcours, toute neuve. Cette coque, construite à l’époque n’a jamais été utilisée et sera montée sur le premier prototype, en cours de restauration. 
Je monte en voiture avec Xavier De La Chapelle, pour nous rendre à quelques kilomètres d’ici pour découvrir enfin ce proto. Jaguar Type E, Bentley, Rolls, les voitures qui nous accueillent nous font dire que ce proto est entre de bonnes mains. Le sympathique propriétaire du garage est passionné d’anglaises. Ca tombe bien car le monospace français est aussi un peu anglais car il reprend le V12 Jaguar et une partie de sa mécanique. Ce premier proto ne disposait pas d’ouvrants, il fallait entrer par le hayon. Une fois reconstruit il aura des portes et sera homologué. On ne vous en dit pas plus, mais rdv est pris dans quelques mois pour vous raconter cette aventure passionnante. 

Parc Expo, Vendredi 

C’est en Citroën C25 stické “Citrôen Compétition” que nous nous rendons à ce premier jour d’expo. A trois de front à l’avant de la camionnette, je tiens chaud aux frangins Crouzet, deux passionnés de voitures anciennes pas comme les autres. Nous portons fièrement les t-shirts de Classic Mobil, marque de Xavier qui s’est lancé avec succès dans le dessin de voitures de collections, dessins que vous retrouverez régulièrement dans les articles de Road-Story. Après un rapide tour au centre de presse, il est temps de découvrir ce qui se cache dans ce salon, et nous ne sommes pas déçus. 

Epoqu’auto pousse les murs. 

De retour dans les halls 4, 5 et 6 qui avaient été abandonnés l’an dernier, le salon bénéficie d’une augmentation de 30% de sa surface d’exposition grace aux 10 000 m2 du Hall 7 et aux 2000 m2 du Hall 4.1. De quoi profiter de 66 000 m2 de surface d’exposition. 

Trois plateaux mythiques 

Le salon rend évidemment hommage au centenaire Citroen, mais aussi à Delage et Maserati. Une volonté des organisteurs de réunir une marque populaire, une marque historique et une marque de prestige à chaque édition.  Nous reviendrons dans un autre article sur Maserati mais nous nous dirigeons vers les Clubs, qui font chaque année l’animation à Epoqu’auto. Et c’est sur le stand du CX Club de France que nous avons rendez vous avec 3 CX pas comme les autres. 

Trois CX parfaites au CX Club de France 

 C’est une belle brochette qui nous attend ici. Trois passionnés de la marque aux Chevrons, Pierre-André, Hervé et Bruno, se sont donnés rdv pour exposer leurs CX respectives. Et pas n’importe lesquelles. Une bleu “Regate”1977, une vert “Papyrus” 1978, et une très rare “Mandarine” 1979. Des voitures dans un état irréprochable, dans des coloris rares et offertes à nos yeux par 3 passionnés super sympas. C’est ça Epoqu’auto. Nous avions déjà parlé de la Mandarine d’Hervé sur notre page Facebook, une voiture entièrement conforme à l’origine, résultat d’une production ultra limitée à l’époque, que les passionnés de la marque appellent “La Licorne” tant les survivantes de cette série se comptent sur les doigts d’une main. 

Françaises en force. 

A quelques mètres, l’aventure Peugeot raconte la série 200 au travers de 14 clubs qui exposent 17 véhicules. La 201, lancée en Octobre 1929, la 202 jusqu’à la 205 avec 5 modèles exposés. On retrouve également la version GTI au club GTI Powers.
La fédération des Clubs Renault et Alpine regroupe elle 18 clubs dans le Hall 7 et voisinent avec Renault Classic. Au programme une F1 de Jean Pierre Jabouille, des Renault 5 Turbo ou encore des Alpine A110. Le point original de l’expo étant la présence d’une Renault 4 Plein Air qui nous fait regretter la fin de l’été. 

Une multitude de marchands. 

On en oublie 90 % évidemment, que vous découvrirez en grande partie dans nos galeries photos ici ou sur notre page facebook. Il convient de dire un mot sur le grand nombre de marchands présents à Lyon avec de quoi satisfaire tous les goûts et presque toutes les bourses. Nous avons aimé également flaner dans les allées des boutiques de pièces détachées ou des libraires et autres marchands de miniatures. Le nombre de visiteurs de plus en plus nombreux tranche radicalement avec la politique de nos gouvernants, toujours plus répressive, toujours plus restrictive et en un mot, toujours plus autophobe. De quoi donner un peu d’espoir, l’automobile de collection, sous toutes ses formes ne s’étant jamais aussi bien porté. 

Bon, vous vous demandez pourquoi nous sommes allés à Lyon avec un plateau ? Voici la réponse : mais ça c'est une autre histoire bientôt dans Road-Story

 

Nicolas Laperruque 

Photos : François Bouet, Nicolas Laperruque, CX Club de France 

Merci à Classic Mobil

 

 

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